En juillet 2026, je partirai de Grenoble à vélo pour rejoindre le Cap Nord, le point le plus septentrional d’Europe.
Un voyage de plus de 4 500 km, à la force des jambes, à travers 7 pays, en autonomie.
L’objectif : montrer qu’on peut partir à l’aventure au bout du monde sans moteur, sans record, sans sponsor démesuré — juste avec de la volonté, de la curiosité et un vélo.
Je m’appelle William Defever, cycliste amateur, passionné de voyage lent et de grands espaces.
J’ai redécouvert le vélo à la sortie du confinement, comme beaucoup de personnes, lorsque l’idée de reprendre le métro pour aller au travail devenait une source d’angoisse.
Quelques mois plus tard, un contexte personnel et professionnel compliqué m’a plongé dans une sérieuse dépression. Le vélo est alors devenu pour moi une échappatoire, un moyen simple de reprendre pied, jour après jour.
Pour aller chercher cette distance toujours plus longue, j’ai commencé à voyager à vélo. Quelques jours sur la Loire à vélo pour débuter, avant de partir pour un premier voyage entre Lille et Amsterdam, équipé de mon Single speed d’occasion, une paire de sacoches et l’objectif de rejoindre Amsterdam en moins d’une semaine, seul et sans assistance.
Cycliste amateur certes, mais avec une appétence particulière pour la longue distance, le bikepacking et le dépassement de soi.
J’ai d’ailleurs participé en juin dernier à une première course d’Ultra cyclisme, la French Road 66, une grande traversée de la France sur un peu plus de 1100km que j’ai pu terminer en 3 jours et 15h.

Passionné de voyages depuis mon plus jeune âge et après deux étés passés en Amérique du Sud (Colombie et Pérou puis Mexique, Guatemala, Salvador et Honduras), je prépare cette fois une aventure 100 % européenne — un projet personnel et logistique à la fois - mêlant endurance, découverte, sobriété et dépassement de soi.
En parallèle de ma passion, je suis aussi formateur indépendant en business et marketing. Je suis donc habitué à monter des projets, transmettre et prendre la parole devant des publics variés.
Mon objectif à travers ce projet : prouver qu’on peut vivre une grande aventure jusqu’au bout du monde, sans être un athlète professionnel, juste avec de la volonté, un vélo, et un sac bien ficelé.
Pourquoi partir en vélo pour faire un tel voyage ?
Le vélo est sans doute le moyen de transport le plus neutre en carbone. Il permet de couvrir des distances à la fois longues tout en restant dans un esprit de slow travel. C’est aussi un moyen de se sentir libre, la possibilité de pouvoir avancer à son rythme, couvrir plusieurs centaines de kilomètres un jour puis de n’en faire que 30 le lendemain. Seul maître à bord, le vélo est un moyen de transport engageant avec lequel le cycliste ne fait qu’un.
C’est aussi une façon d’aller suffisamment lentement pour apprécier les paysages, profiter des petits villages, rencontrer leurs habitants et recharger les batteries en découvrant les spécialités locales au gré des petites échoppes et autres boulangeries que je trouve sur ma route.
Après plusieurs voyages et expériences à vélo, j’ai eu envie (et ce depuis quelques années) d’allier deux passions : réaliser un exploit sportif et découvrir la Scandinavie.
Le Cap Nord, destination mythique de la communauté cycliste s’est donc imposé naturellement. Autant par le challenge que cela représente, mais surtout par sa situation géographique : le point le plus septentrional d’Europe accessible à vélo.
Ayant déjà visité une bonne partie de la Norvège, j’ai donc voulu orienter mon itinéraire en passant par la Laponie finlandaise afin de découvrir une région peut être encore méconnue mais qui semble si sauvage et propice à de belles étapes au milieu des forêts boréales.
En Septembre 2025, après mon retour de voyage en Amérique Latine, je commence à réfléchir à mon prochain projet. Comme indiqué plus haut, après 2 voyages sur un autre continent, ma conscience écologique me pousse à prévoir un projet plus vertueux et plus en accord avec mes valeurs. Je décide donc de me lancer dans la réalisation de ce rêve qui occupe mon esprit depuis plusieurs années : rejoindre le Cap Nord à vélo en partant de chez moi.